Les sinistres que nous chiffrons
Chaque sinistre a ses postes oubliés
Un incendie ne se chiffre pas comme une fissure, et une perte d’exploitation ne se chiffre pas du tout de la même façon. Voici ce que nous constatons, sinistre par sinistre, et ce qui se perd le plus souvent en chemin.
- IncendieLe feu détruit, la fumée contamine et l’eau d’extinction finit le travail. Trois sinistres dans un seul, et deux d’entre eux ne se voient pas au premier regard.
- Sécheresse et fissuresLe sol argileux se rétracte en été, gonfle en hiver, et la maison suit. Tout le dossier tient à une seule démonstration. Ces fissures viennent-elles de là, ou d’autre chose ?
- InondationL’eau se retire en quelques heures, les déblais partent en quelques jours, et avec eux les preuves. Ce qui a été nettoyé avant le constat ne se chiffre plus.
- Coulée de boueVotre propriété a été frappée par une coulée de boue, un glissement de terrain ou une accumulation de sédiments envahissants ?
- Catastrophe naturelleLe dommage est là, la garantie ne l’est pas encore. Elle ne joue que si un arrêté interministériel reconnaît l’état de catastrophe naturelle pour votre commune, et le compte à rebours de la déclaration part de sa publication.
- TempêteLa couverture cède, la pluie entre, et les dommages intérieurs apparaissent des semaines plus tard. La vétusté opposée aux tuiles est la discussion la plus fréquente.
- Grêle et neigeLa grêle laisse des marques que l’œil confond avec le vieillissement. La neige, elle, ne casse rien tant qu’elle ne s’accumule pas. Dans les deux cas, la même question. Ces dommages datent-ils du jour du sinistre ?
- FoudreUn impact direct se voit. Une surtension, non. Elle traverse le réseau, grille des composants à l’intérieur des appareils, et laisse un boîtier intact.
- Perte d’exploitationC’est le poste le plus difficile à établir, et le plus souvent sous-évalué. Il ne se lit sur aucune facture. Il se reconstruit à partir de la comptabilité.
