Mise à jour du 27 septembre 2026
Le délai de déclaration prolongé a pris fin le 31 août 2026.
Face à l’urgence de remettre en état son patrimoine, la précipitation coûte cher. Notre cabinet intervient uniquement aux côtés des assurés, jamais des compagnies. Voici ce qui se joue dès les premiers jours.
Un délai prolongé jusqu’au 31 août 2026
En temps normal, vous disposez d’au moins 5 jours ouvrés pour déclarer un sinistre incendie, davantage si votre contrat le prévoit. C’est le minimum fixé par le code des assurances, et il est court.
Le 27 juillet 2026, les assureurs ont annoncé des mesures exceptionnelles pour la Gironde, les Landes et le Var. Le délai de déclaration a été prolongé jusqu’au 31 août 2026.
Ce délai est clos. Une déclaration tardive reste possible, l’assureur ne peut la refuser pour retard que s’il prouve que ce retard lui a causé un préjudice. Une déclaration peut être complétée ensuite.
Un feu de forêt n’est pas une catastrophe naturelle
C’est la confusion la plus fréquente, et elle fait perdre un temps précieux.
Le régime de catastrophe naturelle, issu de la loi du 13 juillet 1982, couvre les inondations, la sécheresse et les mouvements de terrain. L’incendie n’en fait pas partie. Aucun arrêté de catastrophe naturelle ne viendra donc déclencher votre indemnisation.
Ce qui vous couvre, c’est la garantie incendie de votre contrat multirisque habitation. Elle est présente dans la quasi-totalité des contrats. Il n’y a rien à attendre, il y a un dossier à monter.
Vos frais de relogement peuvent être remboursés, même sans dégât
Beaucoup de familles évacuées ignorent ce point.
Si vous avez quitté votre résidence principale à la demande des autorités, les assureurs se sont engagés à rembourser vos frais de relogement pendant 3 semaines au maximum, sur la période d’interdiction d’accès, et que votre logement ait été endommagé ou non.
Le remboursement se fait sur justificatifs, dans les conditions et les limites de votre contrat. Conservez donc tout, factures d’hébergement, notes de restauration, tickets d’achats de première nécessité. Un justificatif jeté est un remboursement perdu.
Déclaration de sinistre, les 2 vérifications à faire avant d’écrire
Sous le coup de l’émotion, les erreurs se commettent dès l’envoi de la déclaration. 2 points méritent votre attention avant toute démarche.
La conformité entre votre bien et votre contrat
L’assureur vérifiera systématiquement que le bien sinistré correspond à ce qui a été déclaré à la souscription. Surface exacte, nombre de pièces, aménagements extérieurs, dépendances, usage professionnel ou privé.
Un écart jamais signalé peut entraîner l’application d’une règle proportionnelle de prime, qui réduit votre indemnité dans la proportion de ce qui n’était pas déclaré. Dans les cas les plus lourds, il peut entraîner une déchéance de garantie.
Relisez votre contrat avant de répondre à quoi que ce soit. Si un écart existe, mieux vaut le découvrir vous-même que le découvrir par l’expert de la compagnie.
La portée réelle de vos garanties
Un contrat se compose de conditions générales et de conditions particulières, parfois longues. Avant d’avancer un montant de dommage ou de remplir un formulaire, il faut savoir ce que vous avez réellement souscrit.
- Valeur à neuf ou valeur d’usage, la différence peut représenter des dizaines de milliers d’euros.
- Plafonds d’indemnisation par poste et pour l’ensemble du sinistre.
- Modalités d’application de la vétusté, et existence ou non d’un rachat de vétusté.
- Prise en charge de la perte d’usage, si vous ne pouvez plus occuper les lieux.
- Frais de déblaiement et de démolition, souvent sous-estimés après un incendie.
Ces éléments conditionnent le chiffrage. Les annoncer avant de les avoir lus revient à négocier sans connaître ses propres droits. Pour la constitution du dossier pièce par pièce, notre page sur l’indemnisation incendie détaille chaque étape.
Le premier rendez-vous avec l’expert de la compagnie
Après votre déclaration, la compagnie mandate son propre expert. Il vient avec des objectifs précis, constater les dommages et mettre en place les mesures d’urgence et conservatoires, comme la protection des abords et la mise en sécurité du site.
Votre rôle lors de cette première rencontre se concentre sur l’immédiat.
- Exposer vos besoins urgents, demande de relogement, avance financière pour racheter les effets de première nécessité, vêtements, téléphone, ordinateur.
- Lister les dommages que vous avez subis.
Limitez-vous à cela et laissez l’expert faire son travail. Tout ce qui est dit lors de ce rendez-vous est noté, et une contradiction ultérieure avec votre contrat peut vous porter préjudice.
2 réflexes à garder en tête. Ne remettez aucun plan de votre habitation avant d’avoir relu votre contrat en détail. Et ne donnez aucun chiffre que vous n’avez pas vérifié.
Si l’expert vous interroge sur une surface ou sur un nombre de pièces, indiquez simplement que vous lui communiquerez ces éléments une fois vos documents retrouvés. Ce n’est pas de la rétention d’information, c’est de la précision. Un chiffre donné de mémoire, consigné au procès-verbal, se retourne contre vous s’il ne correspond pas à votre contrat.
Vous avez le droit de mandater votre propre expert
Les enjeux financiers sont vitaux pour votre avenir, et la loi vous autorise à désigner le professionnel de votre choix pour vous accompagner.
Vous avez le droit de faire présenter votre réclamation par quelqu’un, de faire établir un chiffrage contradictoire et de négocier d’égal à égal avec la compagnie. C’est le métier de l’expert d’assuré. Il est indépendant de votre assureur et sa seule mission consiste à obtenir la juste indemnisation à laquelle vous avez droit.
L’État, les services de secours et les assureurs ont par ailleurs mis en place une coordination pour organiser l’accès des experts aux zones sinistrées. Les visites d’expertise vont donc s’enchaîner rapidement. Être accompagné dès la première visite change tout.
Vos frais d’expertise peuvent être pris en charge
Beaucoup d’assurés hésitent à faire appel à leur propre expert par crainte du coût.
Pourtant, de très nombreux contrats multirisques, habitation comme professionnels, intègrent une garantie honoraires d’expert. Cette clause prévoit la prise en charge partielle ou totale des honoraires de votre expert d’assuré par votre compagnie.
Vérifiez les termes de votre contrat, ou posez directement la question à votre assureur. L’intervention de votre défenseur peut ne rien vous coûter.
Nous sommes à vos côtés à tous les stades du dossier
Traverser un sinistre de cette ampleur soulève beaucoup de questions et un vrai sentiment d’incertitude face à la complexité administrative.
Notre cabinet d’expertise d’assuré se tient à votre disposition pour répondre à vos interrogations et vous accompagner, si vous le souhaitez, à tous les stades de votre dossier d’indemnisation.
Dans cette situation de crise exceptionnelle, nos premiers conseils sont gratuits. Ne restez pas seul avec vos questions.
Appelez-nous au 04 48 52 02 79, écrivez-nous à contact@pmp-experts.com ou passez par notre page de contact. Nous répondons aux sinistrés de Gironde et de la région bordelaise en priorité.


